maladie de Crohn

Manger à l'extérieur ? Possible avec un Crohn !


Restaurant, dîner chez des amis, voyage… Comment faire pour combiner précautions diététiques et vie sociale? Il n'y a aucune règle générale. Il ne faut donc pas s'interdire tel ou tel aliment de manière arbitraire. Il est important de faire soi-même ses propres expériences, pour savoir ce que l'on peut manger sans effet indésirable. Trois patients atteints de la maladie de Crohn nous livrent leurs secrets.


"Je choisis le resto !"

Charlene, 32 ans, commerciale: Je vais au restaurant deux à quatre fois par semaine avec mes clients. Dans la mesure du possible, je propose un établissement que je connais ou une cuisine qui ne pose pas trop de problèmes (japonaise, asiatique…). Mais quand je suis dans un restaurant que je ne connais pas, je ne prends aucun risque. J'évite tout ce qui est trop riche (plats en sauces, fritures...) et je prends une grillade, un légume cuit et une pomme de terre nature ou du riz. Et si mes clients s'en étonnent, je dis que je surveille ma ligne. Comme je suis une femme, ça passe tout seul!

"La quête du micro-ondes"

Patrick, 46 ans, assureur: Je suis souvent sur la route pour mon travail. La plupart du temps, je mange normalement, mais lorsque je fais une poussée, je m'organise. Je cuisine moi-même mes plats et je les emporte. Au début, ce n'était pas facile de trouver un micro-onde – dans les restaurants, on m'envoyait balader! – mais maintenant, je demande à pouvoir utiliser celui de mes clients. Je leur explique que j'ai la maladie de Crohn, ce qui m'oblige à un régime bien particulier. Ils sont toujours compréhensifs et parfois, ils m'invitent à leur table. Ça renforce les liens et ça, d'un point de vue professionnel, ce n'est jamais inutile !

"Tomate or not tomate ?"

Hakim, 29 ans, ingénieur: Contrairement au restaurant, chez les proches, il y a rarement plus d'un menu à la carte! Dans la famille, pas de problème: ils sont au courant de mon Crohn et en tiennent compte. Mais quand je vais dîner chez des amis, c'est plus compliqué. Je n'aime pas parler de ma maladie car je n'ai pas envie que tout le monde soit au courant. Alors je ruse! Je téléphone la veille sous un prétexte quelconque et, mine de rien, je me renseigne sur le menu. S'il y a quelque chose que je ne peux vraiment pas manger, par exemple un plat à base de tomates, je m'organise. Par exemple, je mange un morceau chez moi avant; ça me permet de limiter la quantité chez mes amis, sans mourir de faim !



Conseils approuvés par Stéphanie Tylleman, diététicienne et coordinatrice du centre Dietconsult, à Bruxelles.


Tags:


Retour