maladie de Crohn

Ma maladie, mes amis...


Un intestin qui fait des siennes... Voilà qui n'est pas des plus glamour, ni des plus propice à une vie sociale épanouie! Véronique, 34 ans, a appris à jongler avec les contraintes de la maladie pour que celle-ci ne lui vole ni sa jeunesse ni ses amis.


 

 

"J'ai appris que je souffrais de la maladie de Crohn à l'âge de 19 ans. La première année, ma vie sociale s'est complètement effondrée... J'ai mis de côté les sorties, j'ai arrêté d'aller en cours. Je ne quittais mon canapé que pour me rendre aux sanitaires."

Une logistique à toute épreuve!

"Et puis, j'ai compris qu'il fallait que je trouve des solutions pour vivre avec ma maladie. Je suis sortie de ma tanière et j'ai repris des études de communication. Quand on a la maladie de Crohn, il y a des sorties qu'on s'autorise... et d'autres qu'on n'envisage même pas. Par exemple, quand j'étais étudiante, participer à une guindaille était au-dessus de mes forces. Les cabines crados qui servaient de toilettes me bloquaient totalement! Aujourd'hui, je vais au cinéma ou en balade avec des copains... mais je m'arrange pour que ce ne soit jamais après un bon repas. Le shopping entre filles - qui oblige à faire la file aux caisses - est une des activités que je m'interdis. Aucune envie de tenter le diable!"

Situations gênantes à la pelle

"Une anecdote? Un jour, prise d'un besoin urgent, j'ai été contrainte de demander à mon patron de s'arrêter au bord de la route! Avec la maladie de Crohn, on se retrouve souvent dans des situations cocasses... Mais avec le temps, on apprend à ravaler sa honte. En fait, c'est amusant de constater à quel point les gens sont souvent plus gênés que vous... C'est une maladie encore taboue, dont il est difficile de parler. C'est sûr qu'elle manque de charme!"

Bien entourée

"J'ai néanmoins beaucoup de chance... Mes amis sont toujours là, très compréhensifs, jamais un regard de travers. Ils comprennent quand je décommande à la dernière minute. Ils savent ce qu'ils doivent éviter de cuisiner quand ils m'invitent. La maladie de Crohn fait partie de ce que je suis. J'ai appris à dédramatiser, à ne plus être sur la défensive. Et surtout, le plus important, je n'ai jamais eu l'impression de passer à côté de quoi que ce soit!"

 




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