
Le vélo, encore et toujours
"Ma passion, c'est le vélo. Je souffre de la maladie de Crohn depuis l'âge de 20 ans, mais je n'ai jamais arrêté de pratiquer pour autant. Bien sûr, lorsque ma maladie n'était pas bien contrôlée, j'ai mis la pédale douce – c'est le cas de le dire… Mais aujourd'hui, les poussées sont rares et je vais rouler quasiment tous les week-ends, la plupart du temps avec deux de mes amis qui ne sont pas malades… et qui envient parfois mes performances. Aujourd'hui, mon fils, qui a 28 ans, roule avec moi. Ces balades sont toujours de bons moments de complicité."
Un bénéfice psychologique
"Mon médecin lui-même me conseille de continuer à faire du sport. Faire du vélo me permet d'entretenir ma forme physique. Je veille toutefois à ne jamais en faire trop et à ne pas m'épuiser. Le sport est aussi très bon pour mon moral! La maladie de Crohn n'est pas toujours facile à vivre. Elle a tendance à isoler et les moments de découragement sont inévitables. Le sport me permet de garder confiance en moi, mais aussi de voir mes amis, de sortir de chez moi, de me changer les idées. Chez les patients qui ont dû prendre de la cortisone, le sport permet de lutter contre la décalcification osseuse due à ce traitement. Pour le corps et l'esprit, il n'y a rien de mieux à mes yeux!"
Savoir rester raisonnable
"Les traitements actuels permettent de prolonger les périodes de rémission. C'est grâce à eux que j'ai pu continuer à faire du vélo et garder un bon niveau. Mais je ne me prends pas pour un surhomme pour autant! Lorsque je vais moins bien, je m'arrête. Mais je garde en tête que cet arrêt est temporaire et que je remonterai très vite en selle."




