Les médecins m'ont diagnostiqué la maladie de Crohn en 2007. À l'époque, ma boîte, une grosse multinationale, m'avait envoyé plusieurs mois à l'étranger pour superviser un chantier. J'ai eu ma première poussée lorsque je suis rentré en Belgique, pour les fêtes de fin d'année. Je n'avais pas envie de repartir: la solitude, le fait d'être éloigné de mes proches, un rythme de travail très soutenu... Tout cela me stressait et a probablement déclenché la crise.

Tout s'est bien passé pendant deux ans
Au début, mes employeurs ont été compréhensifs. Ils voulaient que je revienne à 100% de mes capacités et n'ont pas bronché pendant mes 3-4 mois d'absence. Lorsque je suis revenu, j'ai été transféré dans un autre service, plus calme, moins stressant. Pendant deux ans, tout s'est bien passé. Mes supérieurs étaient contents de mon travail et je ne m'absentais qu'une fois tous les deux mois pour mon traitement.
Une crise qui s'éternise
Puis, en 2009, deuxième poussée. Moins douloureuse que la première. Mais beaucoup plus longue. Je n'étais pas assez mal pour être hospitalisé, mais je devais quand même rester à la maison, en congé de maladie. Cet été, après 4 mois d'absence, j'ai vu mon patron. Je voulais reprendre un mi-temps médical. Il a refusé. Il m'a demandé si je me plaisais dans la boîte, si j'aimais vraiment y travailler... J'ai interprété ça comme une façon de me pousser doucement vers la sortie...
Un nouveau job en perspective?
J'ai réaffirmé ma volonté de me remettre au travail dès que ma santé me le permettrait, mais depuis, je n'ai plus de nouvelles. Je les soupçonne d'attendre les six mois de mon congé de maladie pour pouvoir me licencier légalement. Je n'aime pas le changement. Je n'ai pas envie de perdre ce travail. Mais si c'était le cas, ce ne serait pas la fin du monde. Avec mon CV et mes compétences, je n'aurai aucun mal à trouver un autre job. La preuve, j'ai récemment été contacté par un chasseur de têtes! Malgré l'incertitude quant à ma situation actuelle, je n'ai pas peur de l'avenir.




