
Non, votre maladie chronique intestinale ne vous empêche pas de bouger, encore moins de voyager à l'étranger. Les conseils des uns et des autres pour partir l'esprit léger.
Véronique: "j'ai toujours une ordonnance en anglais"
"Quand je voyage, je garde toujours sur moi ma carte «Urgence-Toilettes» de l'EFCCA (European Federation of Crohn's and Ulcerative Colits Associations). Elle est agréée dans les 27 pays de l'Union Européenne. Cette carte est très peu connue, mais elle fait un maximum d'effet! Je conserve aussi toujours une ordonnance rédigée en anglais, avec le nom de la molécule du principe actif et la forme souhaitée. Sans oublier le numéro de téléphone de mon généraliste et de mon gastro, cela peut toujours servir."
Pierre: "je garde mes médicaments sous la main"
"Je prends toujours des médicaments pour quelques jours supplémentaires. Au cas où je resterais bloqué sur place. En avion, je prends dans mon bagage à main les médicaments pour la première semaine. Et je ne mets jamais tous mes médicaments dans la même valise. On ne sait jamais! Enfin, je garde toujours sur moi une attestation du médecin confirmant en anglais que je souffre d'une «Infammatory Bowel Disease», et précisant la liste des médicaments qui me sont absolument nécessaires."
Julien: "attention aux coups de chaud"
"Lors des voyages en voiture, je fais attention à ne pas exposer la valise (et les médicaments) à des températures super chaudes: attention aux coffres qui peuvent atteindre entre 60° et 80° l'été, aux valises sur le toit (vécu en Égypte) en plein soleil! Pour le reste, je prends toujours une bonne assurance rapatriement qui intervient également pour les maladies préexistantes: attention, ce n'est pas toujours le cas!"
Frédéric: "je me prépare mes propres repas"
"Dans les pays un peu plus «à risque», je ne mange jamais local, je ne prends jamais le moindre glaçon et je fais attention à ne pas avaler d'eau du robinet. Je ne prends pas de crudités non plus, pas de fruits. Et je ferme bien la bouche quand je nage dans les piscines. Et où que j'aille (même en Europe), je refuse systématiquement les formules où les repas sont intégrés, car je ne mangerais que 10% de ce qui est offert. Mieux vaut des locations avec cuisine pour pouvoir se préparer ses propres repas. Un facteur-clé pour passer un séjour sans souci."
L'association Crohn-RCUH (www.mici.be) met à votre disposition une brochure intitulée "Voyager avec sa MICI". Vous y trouverez une liste de mots et d'expressions en anglais qui vous permettrons d'expliquer votre maladie si un problème survient lorsque vous voyager à l'étranger.


