
Les fistules sont de petits canaux qui apparaissent à la suite de l’extension de l’inflammation des intestins vers les organes creux avoisinants (l’intestin, la vessie, le vagin...) ou vers la peau (autour de l’anus par exemple). Ces dernières sont les plus fréquentes dans la maladie de Crohn. Si un examen approfondi du patient livre énormément d’informations dans le cas des fistules anales, il sera quand même parfois nécessaire de faire appel à des examens complémentaires. Ceux-ci sont indispensables dans le cas des fistules entre organes internes.
IRM et échographie
Deux méthodes d’examen permettent de dresser une sorte de "carte routière" de la/des fistule/s :
-
Echographie endoscopique: le médecin introduit un tube souple dans l’intestin via l’anus. A l’extrémité de cet endoscope se trouve une petite sonde échographique. L’échographie est une technologie utilisant des ondes sonores pour obtenir une image détaillée des structures environnantes.
-
L’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique), une technique d’imagerie sans rayons X, indolore et inoffensive. Cet examen peut toutefois être pénible pour les personnes claustrophobes. Il n’est pas pratiqué sur les personnes équipées d’un pacemaker.
Le traitement des fistules: un défi
Le traitement des fistules consiste en une combinaison optimale d’acte chirurgical, de lutte contre l’infection et l’inflammation et de médicaments immunosuppresseurs comme les inhibiteurs TNF-alfa. Chaque patient se verra administrer un traitement sur mesure, selon le type de fistule (simple ou complexe), la gravité de l’inflammation intestinale et ses symptômes.
Une étude allemande récemment publiée a conclu qu’une étroite concertation entre le chirurgien et l’interniste dans les centres spécialisés permet d’obtenir d’excellents résultats chez plus de 60% des patients ayant des fistules anales. Une bonne nouvelle car les fistules sont une gêne physique et émotionnelle importante dans le quotidien des personnes atteintes de la maladie de Crohn.
Néanmoins, plusieurs chercheurs pointent le fait que, malgré le progrès technologique, il y a encore beaucoup à faire. Chez un tiers des patients, les fistules ne seraient notamment découvertes qu’à l’occasion d’une opération, ce qui ne permet pas toujours un traitement optimal.
Merci au Pr Danny De Looze (UZ Gent) pour sa collaboration à cet article.
Michetti P. Fistula treatment: the unresolved challenge. Dig Dis. 2009;27(3):387-93. Plus d'info.
Iesalnieks I, Glass H, Kilger A, Ott C, Klebl F, Agha A, Schlitt HJ, Strauch U. Perianal fistulas in Crohn's disease: treatment results at an interdisciplinary unit. Chirurg. 2009;80(6):549-58. Plus d'info.


